Menu principal:
Dossiers de la semaine
Le palmarès 2007 des grandes écoles de commerce
Comparer les ESC les unes aux autres et mesurer les progrès accomplis par chacune d’elles : c’est la grille de lecture que nous vous proposons dans la version 2007 de notre traditionnel classement des grandes écoles de commerce. Verdict : elles n’arrêtent pas de s’améliorer !
Palmarès des ESC : présentation
Même méthode, mêmes critères, mêmes coefficients, mais une présentation perfectionnée : notre palmarès 2007 permet un comparatif très précis, non seulement de la progression relative des écoles entre elles, mais aussi des progrès réels accomplis par chacune d’une année sur l’autre. En élaborant chaque année ce « baromètre » des grandes écoles de management, nous constations à quel point celles-ci se révèlent, dans l’ensemble, à la hauteur de leurs ambitions. Cette fois-ci, nous avons souhaité rendre ces progrès visibles, école par école, grâce à l’indication du cumul des points obtenus en 2006, puis en 2007. L’ensemble des grandes écoles de commerce est tiré vers le haut. Celles-ci ont gagné en moyenne 28 points par rapport à leurs résultats de l’an dernier. Soit une progression moyenne de près de 7 % en un an sur l’ensemble des indicateurs !
Les ESC, formations d’exception en France
Ce classement ne concerne que les meilleures formations au management, soit 36 parmi des centaines recensées en France, en fac ou en école. Y être, c’est déjà la marque d’une volonté de transparence et un gage d’excellence. Toutes les écoles participantes délivrent un diplôme qui confère le grade de master, garant de la qualité de la formation et du niveau d’implication des professeurs dans une démarche de recherche. Or cette distinction n’est pas décernée à la légère aux écoles de commerce.
C’est le rôle de la commission chargée de les évaluer depuis 2002 – la commission dite « Helfer », du nom de son président. Que ce soit sur le plan de la recherche, où elles n’ont plus à rougir face aux universités, sur celui de leur présence au niveau international, où elles progressent à grands pas, ou encore sur la synergie avec les entreprises, qui reste leur traditionnel point fort et leur priorité, les ESC sont des formations d’exception dans le système d’enseignement supérieur français.
Des critères pour mieux choisir
Si notre classement reste inchangé dans sa méthode, nous avons donc fait évoluer sa présentation. Nous avons classé davantage d’écoles ex aequo que les années précédentes, nombre d’entre elles se révélant de niveau trop similaire pour opérer une hiérarchie.
Cinq très grandes, sept challengers
Les 36 établissements classés se répartissent en quatre grandes familles. Si l’on assiste à quelques baisses ou remontées (toujours modérées cette année) à l’intérieur d’une même catégorie, aucune institution ne change de « poule ». Les cinq très grandes creusent encore l’écart avec les autres : HEC, l’ESSEC Cergy-Pontoise, l’ESCP-EAP Paris, l’EM Lyon et l’EDHEC Lille, Nice. Celles-ci cumulent dans notre classement près de 700 points ou davantage, tandis que celles qui les suivent immédiatement ne dépassent pas 550 points.
Les cinq « Parisiennes », comme on les appelle encore parfois (même si deux d’entre elles se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale…), concentrent désormais leurs efforts sur leur développement au niveau mondial. Elles ont chacune leurs affinités et leurs entrées dans la presse économique internationale. Leurs directeurs occupent en général des fonctions au sein d’organisations influentes dans le milieu des Business Schools, telles que l’européenne EFMD (European Foundation for Management Development) ou l’américaine AACSB (The Association to Advance Collegiate Schools of Business). groupe suivant est composé de sept écoles, qui aspirent à rejoindre un jour les très grandes. Ces challengers, cinq Ecricome, Audencia Nantes (qui retrouve sa place historique de sixième, mais triple ex aequo !) et l’ESC Grenoble, obtiennent dans notre tableau un score supérieur à 400 points – c’est-à-dire supérieur à la moyenne générale. Bénéficiant d’une ou deux accréditations internationales – EQUIS (European Quality Improvment System) ou AACSB – et d’une excellente notoriété en France, elles se trouvent néanmoins bridées par leurs moyens limités pour exister vraiment sur la scène internationale.
Une courbe en pente très douce
Les écoles de la troisième catégorie sont au nombre de 13 et forment un ensemble hétérogène. Nombreuses, elles cumulent chacune dans notre tableau un nombre de points compris entre 300 et 400. On y trouve des écoles recrutant sur prépa, et d’autres, comme l’IESEG Lille, l’ESSCA Angers, Paris et l’ESG Paris, recrutant au niveau du bac. Leurs positionnements parfois recherchés, comme celui de l’INT Management Paris, ne suffit pas encore pour leur permettre de se démarquer. 11 écoles qui ferment notre classement, enfin, se situent dans une fourchette de points allant de 195 à 300. C’est leur localisation géographique, leur jeunesse, ou encore leur statut atypique qui freinent leur développement de manière relative, même si elles ont accompli à titre individuel des progrès importants. Précisons aussi que certaines d’entre elles – l’ESC Bretagne-Brest en est un bon exemple – apportent à leurs élèves des conditions d’études bien plus confortables que beaucoup d’écoles des catégories précédentes.
Prépa ou pas prépa ?
Voici quelques années qu’une poignée d’écoles en cinq ans (recrutant à l’issue du bac) sont entrées dans le cercle très fermé des écoles délivrant le grade de master. Nous avons choisi de suivre cette évolution en les faisant également entrer dans notre palmarès. Une décision âprement discutée à chaque édition par des écoles recrutant sur prépa ou par des (anciens) préparationnaires jugeant cette cohabitation « contre nature ». Or notre classement semble justement apporter la preuve du contraire. L’excellentrang de certaines écoles après bac ou sur prépa, et la réussite modérée d’autres de l’une ou l’autre catégorie, montrent que les niveaux d’entrée ne sont pas si déterminants.
D’ailleurs, un tiers des établissements recrutant sur classe préparatoire – parfois fervents défenseurs de cette voie d’excellence ! – compte moins de 50 % d’élèves issus de classes préparatoires dans leurs effectifs de première année. À l’inverse, l’ESSCA compte parmi ses nouveaux élèves 37 % de mentions bien au bac, et plus de 4 % de titulaires d’une mention très bien ! Toutes les ESC pourraient-elles en dire autant ? Les écoles recrutant au bac constituent à nos yeux un système alternatif et de qualité, qui ne choque plus grand-monde dans un autre milieu, pourtant proche : celui des grandes écoles d’ingénieurs.
SOURCE : WWW.LETUDIANT.FR